Le Conseil électoral provisoire (CEP) a officiellement transmis au gouvernement son calendrier électoral pour la période 2026-2027. Selon ce document adressé au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé le 23 juillet, le premier tour des élections présidentielles et législatives est programmé pour le 13 décembre 2026, tandis que la publication des résultats définitifs est prévue le 7 mars 2027.
Si ce calendrier est respecté, la transition politique actuellement en cours devrait s'achever avec l'installation des nouvelles autorités élues. Le document prévoit en effet que l'ensemble des postes électifs, y compris ceux des collectivités territoriales, seront pourvus d'ici le 12 mars 2027.
Dans sa correspondance, le président du CEP, Jacques Desrosiers, précise que le processus débutera par l'inscription des électeurs à partir du 20 juillet 2026. Les candidatures aux élections présidentielle et législatives pourront ensuite être déposées entre le 20 août et le 2 octobre 2026.
La campagne électorale précédant le premier tour se déroulera du 5 octobre au 12 décembre 2026. Le scrutin du 13 décembre concernera simultanément l'élection présidentielle, les élections législatives ainsi que le référendum sur la Constitution. Les résultats définitifs de cette première étape devraient être proclamés le 9 janvier 2027.
Le second tour des élections présidentielles et législatives est fixé au 21 février 2027, après une campagne qui s'étendra du 10 janvier au 20 février. Les élections des collectivités territoriales se tiendront également à cette date. Les résultats définitifs des scrutins présidentiel et législatif sont attendus le 7 mars 2027, tandis que ceux des collectivités territoriales devraient être publiés le 12 mars.
Le président du CEP rappelle toutefois que ce calendrier demeure tributaire de plusieurs conditions essentielles. Il souligne en premier lieu la nécessité d'un environnement sécuritaire permettant la libre circulation des électeurs, des candidats, du personnel électoral et du matériel de vote sur l'ensemble du territoire. Il insiste également sur la disponibilité, en temps voulu, des ressources financières indispensables à l'organisation du processus électoral.
Enfin, Jacques Desrosiers appelle à une mobilisation de toutes les parties prenantes, qu'il s'agisse des autorités nationales ou des partenaires internationaux. Selon lui, cet engagement collectif est indispensable pour garantir le respect du calendrier et assurer la tenue d'élections crédibles, inclusives et transparentes.
Si ces conditions sont réunies, ce calendrier pourrait marquer la fin de la transition politique en cours et ouvrir la voie au retour d'institutions élues au plus tard en mars 2027.
Daniel Loisir / RMH
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